Expiation par substitution pénale ; Christ a satisfait la justice divine
L'Église réformée enseigne la doctrine de l'expiation comme substitution pénale, tel qu'exprimé dans la Confession de foi belge (articles 21–22) et le Catéchisme de Heidelberg (Q&R 37–44). Christ, le Fils de Dieu sans péché, s'est offert à Dieu le Père comme sacrifice parfait pour les péchés des élus. Dans sa passion et sa mort, il a subi la malédiction et le châtiment que les pécheurs méritaient pour leurs transgressions.
Cette expiation n'est pas un simple exemple moralisant ou un acte symbolique, mais une rédemption réelle et objective accomplie à la croix. La justice divine a été satisfaite par l'obéissance active et la souffrance passive du Christ. Par son obéissance, il a accompli la Loi parfaitement ; par sa mort, il a payé la pleine rançon du péché. Cette satisfaction repose sur la nature divine du Christ : seul un acte de valeur infinie peut satisfaire à la justice infinie de Dieu.
L'expiation du Christ est vicaire et substitutive : il est mort à la place du pécheur. Elle est aussi particulière, efficace pour les élus choisis avant la fondation du monde. Cependant, l'Évangile est prêché à tous, invitant tous à croire et à recevoir l'offre du pardon en Christ. L'Église réformée rejette l'expiation universelle qui supposerait que Christ a payé pour les péchés de tous sans distinction, puis que seule la foi applique ce bénéfice.
Distinctions clés
- Primary theory:
- la justice et la colère de Dieu ont été satisfaites par la mort du Christ
- Scope of atonement:
- définie — le Christ est mort pour les élus, non universellement
Références bibliques
Sources
- Canons of Dort, Second Head of Doctrine
- Heidelberg Catechism, Q&A 40–42
- Belgic Confession, Article 21