Péché originel

L'humanité hérite-t-elle d'une nature pécheresse et de la culpabilité d'Adam, ou seulement d'une tendance au péché, ou ni l'un ni l'autre.

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Consensus général68/100

Églises réformées calvinistes

Églises réformées calvinistes

Mainline Protestant

Affirme

Dépravation totale héritée d'Adam ; volonté humaine asservie au péché

La théologie réformée affirme que le péché originel est la dépravation totale de la nature humaine, héritée de l'infraction d'Adam dans le jardin. La Confession de Belgique (Article 15) décrit l'effet du péché d'Adam : « Nous avons tous péché en lui et sommes par nature corrompus, sujets à la condamnation et à la malédiction ». La dépravation totale ne signifie pas que les humains non régénérés sont aussi mauvais que possible, mais que le péché affecte chaque aspect de la personne — intellect, volonté, affections.

Par conséquent, la volonté de l'homme déchu est esclave du péché et ne peut absolument pas choisir le bien ou venir à Christ en dehors de la régénération surnaturelle par l'Esprit Saint. Cette incapacité native explique pourquoi la régénération doit être entièrement un acte de Dieu et non dépendre de quelque « décision libre » de la créature. Les Canons de Dord insistent sur ce point contre la théologie arminienne. La doctrine réformée de la dépravation totale fonde sa compréhension de la grâce souveraine.

Distinctions clés

Doctrine type:
augustinien — culpabilité héritée et corruption transmises par génération
Free will effect:
volonté totalement dépravée en matière spirituelle sans la grâce
Infant guilt:
les enfants héritent de la culpabilité ; le baptême est nécessaire pour l'effacer

Références bibliques

Sources

  • Canons of Dort, Third/Fourth Head, Articles 1–4 (1619)
  • Westminster Confession of Faith, Chapter VI (1647)
  • Heidelberg Catechism, Q&A 3–8 (1563)