Spirituellement vrai : la miséricorde triomphe du jugement ; l'amour divin démontré
Les Swedenborgiens affirment la vérité spirituelle de Jean 7:53–8:11 (l'histoire de la femme surprise en adultère), que le passage soit ou non original à Jean. Le compte exemplifie la théologie swedenborgienne fondamentale : la nature du jugement, de la miséricorde et de la transformation spirituelle. Swedenborg enseignait que le Seigneur (Jésus) ne juge personne au sens externe mais que le jugement est déterminé par le propre état spirituel et les choix d'une personne. L'rencontre de la femme avec Jésus représente la confrontation de l'âme avec la miséricorde divine et la possibilité de la reformation spirituelle.
Dans la théologie swedenborgienne, les actions externes (le péché supposé de la femme) sont moins significatives que la condition spirituelle interne. La réponse de Jésus—« Je ne te condamne pas non plus ; va et ne pèche plus »—reflète la compréhension de Swedenborg selon laquelle le but principal de Dieu est la régénération et le renouvellement, non la condamnation. Que les critiques textuels datent ce passage tardivement, les Swedenborgiens le valorisent comme un compte vrai de l'amour divin et l'offre de transformation spirituelle. Le passage est lu dans les églises swedenborgiennes et cité dans la direction spirituelle comme exemplifiant le chemin de la reformation.
Références bibliques
Sources
- Emanuel Swedenborg, Arcana Coelestia