Berger d'Hermas : écrit chrétien primitif, non-canonique
L'anglicanisme reçoit le Berger d'Hermas comme un écrit chrétien primitif d'intérêt historique et spirituel, mais le classe clairement en dehors du Canon biblique. Ce texte, datant probablement du 2e siècle de l'ère commune, fut estimé par certaines Églises antiques (il figurait dans le Codex Sinaiticus), mais ne fut jamais reçu comme faisant partie du Canon officiel.
Le Berger d'Hermas contient des enseignements moraux et spirituels — vision de l'Église, repentance et pardon, instructions ascétiques — qui reflètent la théologie du christianisme primitif. Cependant, ce n'est pas un texte apostolique et n'a pas l'autorité des Évangiles ou des Épitres des apôtres. L'anglicanisme reçoit le texte avec respect comme source d'information sur la piété chrétienne primitive, mais le place fermement en dehors du Canon normatif. Cette position reflète le consensus ecclésial ancien : le Berger fut apprécié à titre informatif, mais n'a jamais été considéré comme ayant l'autorité constitutive des Saintes Écritures. L'article VI l'exclut implicitement du Canon en limitant le Canon aux 66 livres reçus.
Distinctions clés
- Canonical status:
- clairement extérieur au Canon biblique officiel
- Historical value:
- source d'information sur la théologie primitive
- Doctrinal authority:
- non l'Écriture ; écrit post-apostolique
Références bibliques
Sources
- Thirty-Nine Articles, Article VI (1571)