Péché originel affirmé ; corruption de la nature humaine
L'anglicanisme affirme le dogme du péché originel : l'humanité a hérité de la culpabilité et la corruption de la nature d'Adam et d'Ève par la transgression. Ceci est confessé dans l'article IX des Trente-Neuf Articles (« le péché originel... siège en chacun »), et refléterait la théologie paulinienne (Romains 5:12-21).
La théologie anglicane distingue généralement entre le péché originel (la condition héritée de culpabilité et corruption) et les péchés actuels (les actes de transgression personnelle). L'article IX affirme que le péché originel « demeure... chez ceux qui sont régénérés », bien que la grâce du Baptême offre la régénération et le pardon. La Broad Church anglicane peut nuancer cette doctrine en termes plus évolutionnistes, voyant le péché comme une déviation croissante de la volonté divine plutôt qu'une tache biologique. Néanmoins, toutes les traditions anglicanes affirment l'universalité du péché humain et la nécessité de la grâce rédemptrice du Christ.
Distinctions clés
- Doctrine type:
- dépravation héritée — tendances pécheresses et corruption héritées ; les conceptions de la culpabilité varient
- Free will effect:
- volonté incapable de se tourner vers Dieu sans la grâce habilitante
- Infant guilt:
- dépend de la tradition — beaucoup soutiennent que les nourrissons sont en sécurité ; certains affirment la culpabilité héritée
Références bibliques
Sources
- Thirty-Nine Articles, Article IX (1571)
- Book of Common Prayer, Rite of Holy Baptism (1662)